Aura'ctuelles
 




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03.11.2009 Un regain d'intérêt pour les diplômes littéraires

LES PETITES MUSIQUES

Littéraires, mes frères, ne désespérez-pas ! Voici que vos diplômes par trop négligés connaissent un regain d'intérêt dans les entreprises*. Elles commencent en effet à mesurer que les littéraires "se singularisent des étudiants des grandes écoles, et présentent une polyvalence intéressante", selon Jacques Migozzi, président de la Conférence des doyens et directeurs d'UFR lettres et siences humaines. Et les statistiques produites par le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) d'abonder dans ce sens.

Mais ce n'est pas tout : les grands dirigeants des sociétés d'assurance eux-mêmes, experts en droit ou en gouvernance autant qu'on peut l'être, cultivent les arts suprêmes de la poésie et de la philosophie. C'est par exemple Roger Belot, PDG de la MAIF, qui brandit Eluard pour conforter sa marche dans le sillage de l'économie sociale**; c'est Gérard Andreck , président de la MACIF qui classe Montaigne sur le piédestal des grandes figures historiques, et c'est Jean-Claude Seys, président du groupe Covéa qui lance son club de réflexion "l'institut Diderot" !

Conclusion à l'adresse des jeunes matheux et juristes du PUN : n'oubliez pas, à l'occasion, de faire entendre ces petites musiques.

* Lu dans Le Monde du lundi 19 octobre 2009
** Voir "Une autre façon d'entreprendre" de Scarlett Courvoisier et Jean-Louis Girodot, éditions Le Chercle-Midi, 2003