| NOUVELLES MUTUELLES ?
"Affreux gauchiste", le professeur d'économie de l'université
d'Aix-Marseille Alain Leroux ou "affreux libéral" ? A
prétendre éliminer la pauvreté en bousculant la protection
sociale, il risque les deux qualificatifs et pourtant...
Invité mardi soir par la MAIF, il a pris à témoin
son auditoire : "La France est le pays le plus solidaire au monde
et il n'empêche qu'elle compte quatre millions de pauvres. Peut-on
le tolérer plus longtemps ?"
Et de sortir de sa manche une formule en réalité longuement
réfléchie et même testée par une équipe
de chercheurs. La protection sociale comporte deux types d'action : l'un
relève de l'assurance (maladie, retraite...et on n'y touche pas),
l'autre s'assimile à de l'assistance (allocations familiales, allocation
logement etc...) et on revoit complètement les bases d'attribution
en abandonnant le principe d'égalité actuel pour ne retenir
que les vrais besoins.
Concrètement, la redistribution de ces fonds publics serait confiée
à des mutuelles -publiques ou privées- selon des règles.
qu'elles arrêteraient elles-mêmes "J'aime bien les gens
qui donnent des coups de pied dans la fourmillière" confie
en aparté le président de la SMACL Bernard Bellec.
Le PDG de la MAIF, Roger Belot, lui, est on ne peut plus clair : "
Opposés à la philosophie sociale du libéralisme,
nous proposons un autre modèle : celui de l'économie sociale
qui accorde la primauté à l'homme plutôt qu'aux richesses
matérielles".
Pionnière sur le sujet de la pauvreté, la MAIF ? Peut-être
bien ; en tout cas, toujours guidée par l'utopie.qui met en quête
de nouveaux modèles.
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